10 ARPAVIE _ Rapport d’activité 2022 P R É S E N T S aujourd’hui Une année particulière À près deux années éprouvantes dues à la crise sanitaire, les EHPAD pensaient souffler un peu, la pandémie s’éloignant et les restrictions sanitaires s’allégeant. Mais 2022 restera une année particulière à plus d’un titre. Il faut dire qu’elle a débuté de manière tonitruante pour le secteur avec la parution en janvier du livre du journaliste Victor Castanet : Les Fossoyeurs. Le scandale du groupe ORPEA n’a pas manqué d’éclabousser le secteur déjà bien éprouvé. Même si le grand public a rapidement compris qu’il ne fallait pas « mettre tout le monde dans le même panier », l’image des EHPAD a été sévèrement écornée. Il nous a fallu démontrer que nos établissements ne sont pas des lieux de maltraitance. Que le modèle associatif ne fonctionne pas sur le même principe que celui d’ORPEA, que la rentabilité financière ne constitue pas un objectif. Si la bonne réputation de l’association permet de déminer le terrain, il n’en reste pas moins qu’il faudra encore longtemps pour redorer le blason des EHPAD auprès des familles et du grand public. UNE ÉQUATION DIFFICILE À RÉSOUDRE ARPAVIE et le secteur médico-social dans son ensemble doivent également faire face à un autre problème d’image : les métiers du grand âge manquent d’attractivité. Les difficultés de recrutement, déjà présentes depuis plusieurs années, n’ont fait que s’aggraver depuis la fin de l’épidémie de Covid. Les collaborateurs sont sortis épuisés de la crise sanitaire et comme dans de nombreux autres secteurs, leur rapport au travail a profondément changé. Les équipes aspirent à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Difficile dans ces conditions de stabiliser des effectifs au sein des établissements et donc d’assurer un service de qualité, comme attendu par les familles et par nos tutelles, de plus en plus exigeantes (à juste raison) depuis le scandale ORPEA. L’équation est difficile à résoudre et rend le métier de directeur d’établissement de plus en plus complexe. Les difficultés financières engendrées par l’inflation, les financements insuffisants pour compenser les revalorisations salariales (bien nécessaires) ou les inspections plus fréquentes pèsent considérablement sur l’association. Les sujets sur la table sont donc nombreux pour discuter de la future réforme du grand âge portée par le ministre Jean-Christophe Combe, de la proposition de loi « bien-vieillir » et des futurs PLFSS...
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